• Jeff Drouin

Quand le besoin de verser ses émotions se présente

Mis à jour : 7 nov. 2020


Prêt pour un autre chapitre de mon récit de vie.

Dernièrement, ou depuis l'arrivée de cette pandémie merdique, mon coco bouille telle la vieille bouilloire de ma grand-mère. Le hamster qui cohabite avec moi n'est plus le petit gros de jadis. Non. Il a plutôt l'étoffe d'un LeBron James, soit un physique musclé et hors-norme. Il court, court et court encore. Même s'il est essoufflé, il court encore. Même s'il n'a plus de Gatorade dans sa petite gourde, il enfile un Red Bull pour ne pas s'arrêter. Bref, vous avez certes compris qu'il est question de mon cerveau qui n'arrête pas de cogiter à en boucaner? Que se passe-t-il au juste? Il se passe tout simplement qu'une pandémie a fait grimper l'anxiété à un tel niveau que mon cerveau n'était pas conscient à quel point l'angoisse avait fait exploser le baromètre. Tout était beau. Eille, même le psy trouvait que j'avais l'air à bien gérer cette putain de merde de &*??%&%# crise, causée par un virus que la science a nommé la COVID-19. J'oeuvre dans les médias, ou plutôt, j'oeuvrais dans les médias, du moins, lors de la composition de ce papier. Depuis une décennie, j'étais un pilier du site DansLesCoulisses.com. Ajoutons à cela tous les projets que j'ai développés pendant que je gérais DLC. Parce que les projets, j'aime ça. J'aime en prendre puisque ceux-ci me maintiennent en vie (façon de parler). Il y a eu Passion MLB, que j'ai propulsé en 2016. Il y a eu Passion NBA, que j'ai ouvert en 2018 et que j'ai abandonné quelques jours/semaines plus tard. Ouin, mais pourquoi? Sûrement l'anxiété, encore. Sans dire que je regrette, parce que les regrets ne servent qu'à s'empoissonner davantage, c'est le bébé que j'aurais souhaité éduquer, faire grandir et nourrir avec le lait en poudre pis tout le tralala. On peut également dialoguer d'Attitude Football... Oui, oui. Avec Renaud Bourbonnais, on mettait la table pour lancer un site axé sur le football. J'avais même acheté deux pages Facebook (qu'on a fusionné) pour démarrer le projet avec plus de 8000 likes sur la page en question. On était crinqué. On avait les idées, le concept et tout, mais... Renaud s'est lancé sans moi. Pourquoi? Parce que j'ai callé malade. La déchéance en question s'est amorcée en août 2019. Avec l'annonce de la maladie de Derek Aucoin, je n'avais plus le goût de baseball, donc j'ai vendu mes parts à mon collègue Charles-Alexis Brisebois. Le Kid, comme je le surnomme, mène ça comme un chef, un capitaine. Du côté d'Attitude Football, Renaud a lancé le site seul puisque j'avais perdu l'envie de tout (on est en janvier/février 2020). Ce kid-là aussi roule la bibitte comme un vrai chef cuisinier. Puis, pour Passion NBA? On revient à l'été 2018. On lance le site... et on le ferme quelques jours/semaines plus tard. Les raisons sont les mêmes que toujours. Une mauvaise gestion de mon anxiété, et prendre la porte de la facilité... Au moins, quelque temps plus tard, Kevin Vallée, qui était mon bras droit chez Passion NBA, est revenu à la charge afin de lancer AlleyOop360. D'ailleurs, j'ai été chroniqueur sur AlleyOop en janvier/février dernier, mais comme Attitude Football, j'ai callé malade. Je devais même "acheter" des parts de ce brand rayonnant. Arrive donc mars 2020, j'ai tout largué mes projets, croyant que j'allais être moins anxieux... mais l'effet inverse s'est créé. J'suis accoutumé de nourrir mes passions, d'y mettre du temps de qualité, d'en prendre soin comme un père, et d'un seul coup, je n'ai que DLC... pour être mis sur la PCU à cause de la diminution des revenus. Comment, la PCU? Eh ben, c'est ça, pour nous, les médias, la cr*ss de pandémie nous a solidement rentré dans les jambes. Deux déchirures du tendon d'Achille (sens figuré), de mon côté. Le temps avance. Je travaille à temps très partiel sur DLC. C'est simple, moins de revenus à cause de la pandémie, ça veut dire beaucoup moins de travail pour moi. Chanceux, mon oeil, calvaire. Ark et Re-ARK, c'est plate en TA moins travailler. Un moment donné, j'ai opté pour un retour en classe. Je me suis même inscrit... le cours s'entamait en août et la ballounne a finalement dégonfle. Fuck le retour en classe. Une fois arrivé au mois d'août, stressé que les médias ne reprennent pas de sitôt et très anxieux, sans en être conscient nécessairement (beaucoup de décisions bizarres). Fack, je fais quoi? Je retourne sur le marché du travail conventionnel, dans l'automobile, un domaine où je travaillais avant d'amorcer mon règne dans les médias indépendants. OK. Je vous résume ça super vite... J'ai fait 3 heures j'ai L'Ami Honda... j'y ai travaillé pendant 8 ans jadis et mes anciens collègues m'ont convaincu de rentrer à la maison. J'me suis finalement enfui en courant. Ensuite, j'ai rejoint un ancien collègue devenu directeur dans une concession de véhicules usagés. Un petit deux semaines et j'ai opté pour un bye-bye. Oui, un autre emploi que je quitte rapidement. Mon parcours s'est poursuivi à la Corpo des Fêtes de Rouyn-Noranda, un endroit où il y a une certaine liberté puisque je construis moi-même mes horaires. Au moment de composer ce texte, ça fait cinq semaines que j'y suis et mon envie de bloguer à temps plein comme avant est devenue plus forte que jamais. Ma liberté n'a pas de prix. Je suis un être différent, particulier ou unique, choisissez. Pour moi, de devoir quelque chose à quelqu'un sans arrêt, ça me rend fou. J'aime rouler mes petites affaires sans avoir de constats à remplir ou demander une permission pour aller faire caca. C'est simple, je ne suis pas fait pour un travail conventionnel. Je suis moi, une bibitte, un blogueur, un gars qui a besoin de sa liberté et surtout, un homme qui est motivé par la PASSION et l'intensité. Ça, c'est moi, Jeff Drouin.

Il est l'un de mes modèles. Il me motive à ne pas abandonner et revenir plus fort après un obstacle.

Au final, le monde du blog m'a rouvert officiellement ses portes aujourd'hui (une annonce à venir), en plus d'un projet qui me mijote en tête depuis plusieurs mois, soit de ramener un peu beaucoup de basket dans mon quotidien. Tsé, Passion NBA, je n'aurais jamais dû le flusher aux oubliettes, peu importe la raison. La créativité est donc revenue, le goût des défis est revenu débordant, puis ma tête et mon coeur sont enfin à la même place. Pardonnez-moi à ceux que j'ai offensés pendant que je courais après ma queue, mais je devais fort probablement passer par là pour comprendre certains aspects et revenir plus fort dans mon domaine. La détermination à bien meilleur goût. P.S.: Je suis de retour pour des chroniques sur le 91.9 Sports et celle-ci porte le nom de Passion du Sport. Merci à mon chum Anthony Marcotte de me ramener et me donner une seconde chance.

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